Mon recrutement raté chez Ingeus Partie 1/4

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INGEUS est une société dont on a beaucoup parlé sans trop en savoir grand chose.
Pour faire court, Ingeus est le cabinet d’origine australienne qui est chargé de reclasser 6000 chômeurs en France à des conditions de tarifs qui ont alimenté la polémique, dans le cadre d’une éventuelle “privatisation” de fait de l’ANPE. J’ai décidé de narrer publiquement mon échec dans le cadre de leur recrutement français.

Deux petites précisions pour commencer :

  • Je n’ai aucun droit à contester le jugement de la société INGEUS à ne pas m’embaucher.

L’accueil que j’y ai reçu fut courtois et je reconnais par avance combien mon manque de préparation, la qualité déplorable et confuse de mes réponses ainsi que mon absence de tout professionnalisme concernant l’aide aux demandeurs d’emploi expliquent et justifient la décision défavorable que j’ai reçue.
En clair, je ne règle pas des comptes personnels avec une entreprise. Je témoigne d’un process de recrutement et de la réaction – en l’occurrence de l’absence de réaction – d’une société qui se veut un acteur du renouveau de l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

  • Je ne rentrerai pas dans des polémiques stériles à mes yeux sur le bien-fondé d’une “privatisation” des services de l’ANPE.

Pour avoir entendu MM. Bernard et Soubie – respectivement Directeur de l’ANPE et Président d’Altedia- récemment sur LCI, je pense en effet que le fait que des entreprises privées et la puissance publique collaborent déjà dans de nombreuses actions envers les demandeurs d’emploi suffit à dire qu’INGEUS n’a rien inventé de véritablement révolutionnaire. Je n’ai jamais participé au dénigrement systématique de l’ANPE au seul motif que son statut public la priverait par essence de l’efficacité dont le “privé” aurait seul le monopole. Le forum fr.emplois.d accueille suffisamment de personnel de l’ANPE pour savoir que l’engagement des uns et des autres va bien au delà de ces considérations. Le service public compte des gens formidablement motivés qui travaillent dans des conditions plus que difficiles. D’autres qui n’ont pas un grand sens du respect de l’usager ou du client.A ma connaissance, on retrouve les mêmes problèmes dans les structures privées.

Ma grande motivation était donc de participer à un projet utile pour les 6000 personnes qui espèrent par cette action retrouver un boulot et à qui je pense simplement pouvoir être utile.
Surtout, c’est la non réponse à toutes mes démarches postérieures à cet entretien que je tenais à mettre en lumière.
Un professionnel de l’accompagnement des demandeurs d’emploi qui n’a pas jugé utile de répondre par un simple courrier standard à mes démarches est une chose que je tenais à laisser à la libre appréciation de tous.

Ces précautions étant prises, rentrons donc dans la narration de cette journée de Décembre, quand Paris préparait ses fêtes de fin d’année.

L’annonce fut publiée le 21 Novembre 2004 dans le quotidien La Voix du Nord. J’y répondais immédiatement.
Précisant que les deux postes m’intéressaient, celui de Manager bien sûr, mais également le poste de Conseiller parce qu’il est le véritable défi, celui qui traite concrètement du retour à l’emploi du demandeur d’emploi.
Et c’est cela qui m’intéresse avant tout .
Et une dizaine de jours plus tard je recevais un premier appel téléphonique qui permettait de savoir s’il était utile de se rencontrer :
Trois questions étaient au cœur des préoccupations du Directeur des Ressources Humaines que j’avais au bout du fil :

1) Etais-je disponible immédiatement en cas de sélection ?
Immédiatement signifie du jour au lendemain.

2) Mon niveau de salaire était-il compatible avec le poste de Manager ?
Je précisais que la rémunération ne serait jamais un obstacle à ma collaboration, citant mes revenus passés et surtout les difficultés actuelles qui faisaient que je ne cherche pas à jouer une quelconque surenchère. En évoquant un salaire de plus de 400 KF envisagé, le DRH me dit que ce point dissipait ses doutes.

3) mon niveau d’anglais : vite dissipé.

Je fus donc convoqué – pardon invité – à me rendre à une journée spéciale de recrutement à Paris.
N’ayant su me joindre plus tôt, la date fut prévue au surlendemain de cet appel.
Ce qui m’amena a modifier quelque peu mon emploi du temps, mais on le sait bien : quand on veut , on peut.

Aucun remboursement des frais de déplacement des candidats ne fut évoqué.

Rendez vous fut donc pris dans un centre d’affaires au cœur du 9ème arrondissement de Paris, à deux pas de La Madeleine.
Le luxe de l’adresse, le choix délibéré des quartiers d’affaires les plus chers de Paris – le siège occupé du 8ième en est un autre exemple – me paraissaient bien mal appropriés. On peut faire dans le fonctionnel de qualité sans aller jusque là  ; et là encore le “business” du retour à l’emploi ne colle pas trop avec cette recherche délibérée d’adresses prestigieuses. On aurait voulu le faire exprès qu’on aurait pas pu mieux faire. Passons.

L’arrivée fut quelque peu mystérieuse : prié de ressortir à un autre numéro, le salon de recrutement étant dans un autre bâtiment.
Tout cela ayant quand même une dimension “vivons caché ” de peur de je ne sais pas quoi. Pas de numéro de téléphone, d’adresse réelle de la société.

9 heures et la journée commençait dans le salon “Ramsès “. Chaque salon portait en effet le nom d’un pharaon, le tout dans une ambiance très feutrée et discrète. Je cherchais discrètement o๠caresser le pied d’Anubis en signe de chance, ma divinité égyptienne dont j’ai la statuette sur mon écran. Sûr que sa compagnie dans le monde des Ténèbres favoriserait ma renaissance, du moins professionnelle. Mais Anubis n’avait du passer non plus l’étape de sélection du décorateur du centre d’affaires, lui préférant des Ramsès ou Néfertiti plus en phase avec le niveau culturel des cadres qui le fréquentent.

Je découvris que nous étions pour les deux postes une grosse douzaine de candidats, plutôt jeunes, à 39 ans il me semblait être le plus âgé, une dizaine de candidats pour deux candidates. La porte s’ouvrit, nous fûmes invités à pénétrer au sein de la Pyramide secrète. Avec la confiance d’un Champollion, j’entrais bien décidé à déchiffrer les besoins de cette entreprise et à y répondre. J’aurais du appeler à la rescousse un colonel Jack O’neill et un Daniel Jackson qui savent bien eux que les anciennes pyramides cachent l’oeuvre des méchants go’aould 🙂

Partie 2 : l’Entretien psychologique de groupe

 

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