Publication par l’OIT (organisation internationale du Travail) d’une étude mettant en garde contre un déclin majeur du marché du travail en 2012 et plus globalement annonce une grave pénurie d’emplois d’ici à 2015 dans les pays du G20.
Les principales conclusions de ce rapport, (proches du rappel des évidences mais quand même ce qui se conçoit bien s’énonce clairement) :
Si le taux de chômage a reculé dans la grande majorité des pays du G20 l’an passé, ce n’est que modérément. De ce fait, le nombre total des chômeurs est encore de 200 millions à l’échelle mondiale, près du record atteint au plus fort de la Grande récession.
A l’échelon national, la performance du marché du travail a beaucoup varié. Alors que certains pays (Brésil, Allemagne et Indonésie) ont connu une forte croissance de leur taux d’emploi et un recul significatif du chômage, d’autres pays (Argentine, Australie et Fédération de Russie) ont enregistré une croissance faible voire inexistante de l’emploi, tandis que plusieurs autres ont conservé un chômage élevé (Afrique du Sud, Espagne, Etats-Unis, Royaume-Uni et Union européenne).
«La crise de l’emploi qui s’éternise» exacerbe aussi les problèmes structurels et se concrétise par un fort chômage des jeunes, en hausse la plupart du temps, et une fréquence accrue du chômage de longue durée. Parallèlement, la crise de l’emploi affecte la demande des consommateurs, menaçant davantage encore une reprise globale déjà fragile.
Le fossé se creuse davantage entre les travailleurs qui disposent d’un emploi décent et ceux qui n’en ont pas. Par exemple, on constate que, dans beaucoup des économies développées du G20, une part importante et souvent grandissante de la main-d’œuvre est employée à titre temporaire.